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Le
gîte est équipé de 3 panneaux solaires, d'une surface de 7 m², posés
sur la toiture côté sud, qui permettent de capter la chaleur du
rayonnement solaire afin de chauffer l'eau d'un ballon, d'une capacité
de 500 litres.

Principe de fonctionnement
Un
tuyau d'arrosage plein d'eau abandonné au soleil… Peu à peu, la
température de l'eau s'élève. Plus le tuyau est sombre, plus l'eau est
chaude. Elle serait même brûlante si le tuyau était placé sous une
vitre. C'est simple, gratuit efficace : il n'y a qu'à tirer parti du
moindre rayon de soleil. C'est là le principe du chauffe-eau solaire.

Capter l'énergie solaire
Le capteur
solaire (1) comprend :
• une plaque et des tubes métalliques noirs. Ils constituent l'absorbeur.
C'est le cœur du "système solaire", qui reçoit le rayonnement solaire
et s'échauffe ;
• un coffre
rigide et thermiquement isolé entourant l'absorbeur. Sa partie
supérieure, vitrée, laisse pénétrer le soleil et retient la chaleur
comme une petite serre.
L'ensemble est en général placé sur un toit.
Transporter
la chaleur
C'est
le rôle du circuit primaire (2).
Étanche
et calorifugé, il contient de l'eau additionnée d'antigel. Ce liquide
s'échauffe en passant dans les tubes du capteur, et se dirige vers un
ballon de stockage.
Restituer la chaleur
Là,
grâce à un échangeur thermique (serpentin), il cède
ses calories solaires à l'eau sanitaire (3).
Le liquide primaire, refroidi, repart vers le capteur (4), où il est
chauffé à nouveau tant que l'ensoleillement reste efficace.
Stocker
l'eau chaude
Le ballon
solaire
(5) est une cuve métallique bien isolée. Il constitue la réserve d'eau
sanitaire. L'eau chaude soutirée est remplacée immédiatement par la
même quantité d'eau froide du réseau (6), réchauffée à son tour par le
liquide du circuit primaire.
Faire
circuler le liquide primaire
La
circulation du liquide peut être naturelle ou forcée
:
• dans
le premier cas, le liquide caloporteur circule grâce à sa différence de
densité avec l'eau du ballon. Tant qu'il est plus chaud, donc moins
dense qu'elle, il s'élève naturellement par thermorégulatrice. Le
ballon doit être placé plus haut que les capteurs. Sur ce principe sont
conçus les chauffe-eau solaires "en thermosiphon";
• dans le second cas, une petite pompe électrique, le circulateur
(7), met en mouvement le liquide caloporteur quand il est plus chaud
que l'eau sanitaire du ballon. Son fonctionnement est commandé par un
dispositif de régulation (8) jouant sur les
différences de
températures : si la sonde du ballon (10) est plus chaude que celle du
capteur (9), la régulation coupe le circulateur. Sinon, le circulateur
est remis en route et le liquide primaire réchauffe l'eau sanitaire du
ballon.
Pallier l'insuffisance
d'ensoleillement
Partout
en métropole, on doit faire face à des périodes défavorables (hiver,
demi-saison, longue période de mauvais temps). L'énergie solaire ne
peut alors assurer la totalité de la production d'eau chaude. Aussi, le
ballon est équipé d'un dispositif d'appoint qui prend le relais en cas
de besoin, et reconstitue le stock d'eau chaude. Il peut s'agir :
• d'une résistance (appoint électrique),
souvent placée à mi-hauteur du ballon solaire ;
• d'un serpentin (11) (appoint
hydraulique) raccordé à une chaudière (12) (gaz, fioul, bois) située en
aval du ballon.
Un second ballon pourvu d'un réchauffeur électrique peut également
servir d'appoint.
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